{"id":2003,"date":"2018-11-27T08:53:05","date_gmt":"2018-11-27T08:53:05","guid":{"rendered":"http:\/\/avenir-gendarmerie.org\/?p=2003"},"modified":"2018-11-27T08:53:05","modified_gmt":"2018-11-27T08:53:05","slug":"la-gendarmerie-au-coeur-de-la-lutte-contre-les-violences-intrafamiliales","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/avenir-gendarmerie.org\/index.php\/2018\/11\/27\/la-gendarmerie-au-coeur-de-la-lutte-contre-les-violences-intrafamiliales\/","title":{"rendered":"La gendarmerie au c\u0153ur de la lutte contre les violences intrafamiliales"},"content":{"rendered":"<div class=\"description\">\n<div class=\"ezrichtext-field\">\n<p>Le groupement de gendarmerie d\u00e9partementale de la Mayenne a d\u00e9velopp\u00e9 une approche globale de la probl\u00e9matique des violences intrafamiliales, depuis la pr\u00e9vention jusqu\u2019\u00e0 la r\u00e9pression. Cette m\u00eame dynamique anime tous les acteurs institutionnels et associatifs du d\u00e9partement, unis dans un m\u00eame r\u00e9seau.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"body\">\n<div class=\"ezrichtext-field\">\n<p>En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint. Un tiers des homicides est commis dans la sph\u00e8re familiale. \u00ab\u00a0On meurt de son quotidien, pr\u00e9sente le procureur de la R\u00e9publique de Laval, Guirec Le Bras. La lutte contre les Violences intrafamiliales (Vif) est une priorit\u00e9 rappel\u00e9e par les gouvernements et les gardes des sceaux successifs. Elle ne fait pas d\u00e9bat, tout le monde conna\u00eet les enjeux. L&rsquo;id\u00e9e que je souhaite porter, c&rsquo;est celle d\u2018une approche globale, \u00e0 la fois sur la protection de la victime, et autant que possible sur le traitement de l\u2019auteur\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h2>Syst\u00e9matisation de la judiciarisation des proc\u00e9dures<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Il n\u2019y a pas moins ni plus de Vif en Mayenne qu\u2019ailleurs. Simplement, comme nous sommes pr\u00e9serv\u00e9s d\u2019autres types de d\u00e9linquance, la part des Vif est plus visible, analyse le procureur. Le fait de ne pas \u00eatre surmobilis\u00e9s sur d&rsquo;autres pr\u00e9occupations, comme des projets d&rsquo;am\u00e9nagement du territoire contest\u00e9s, des troubles \u00e0 l&rsquo;ordre public, des probl\u00e9matiques de flux migratoires, nous permet de nous investir plus facilement sur la probl\u00e9matique des Vif.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Son objectif est de tendre vers une syst\u00e9matisation de la judiciarisation des proc\u00e9dures, afin d&rsquo;influer \u00e0 la baisse sur la r\u00e9it\u00e9ration des faits et d&rsquo;enclencher imm\u00e9diatement une prise en charge sociale. \u00ab\u00a0Le plus souvent, il y a une suite judiciaire, mais d\u00e9j\u00e0, le fait que nous, gendarmes, ayons connaissance de la situation, qu&rsquo;elle soit port\u00e9e \u00e0 la connaissance du Parquet, de le verbaliser au mis en cause, cela produit un effet notable. On sent que cela porte ses fruits en termes de r\u00e9cidive\u00a0\u00bb, estime le mar\u00e9chal des logis-chef Nolwenn Guillemot, r\u00e9f\u00e9rente Vif de la B.P. d&rsquo;\u00c9vron.<\/p>\n<div class=\"ez-embed-type-image center col-md-10 col-md-offset-1 col-xs-12\">\n<figure class=\" gc_large card-1\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr\/pub_storage\/images\/_aliases\/gc_large\/6\/6\/5\/6\/176566-1-fre-FR\/PROC%202%20-%202018MINT0122_054DEL_2587.jpg\" alt=\"\" width=\"100%\" height=\"400\" \/><figcaption><span class=\"legend\">Procureur de la R\u00e9publique de Laval, Guirec Le Bras souhaite tendre vers une syst\u00e9matisation de la judiciarisation des proc\u00e9dures, afin d&rsquo;influer \u00e0 la baisse sur la r\u00e9it\u00e9ration des faits.\u00a0<\/span><small>&#8211; \u00a9\u00a0<span class=\"ezstring-field\">Mi Dicom &#8211; \u00c9. Del\u00e9lis<\/span><\/small><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<h2>R\u00e9ponse p\u00e9nale syst\u00e9matique et gradu\u00e9e<\/h2>\n<p>La r\u00e9ponse p\u00e9nale s&rsquo;\u00e9tend des mesures alternatives \u00e0 vis\u00e9e \u00e9ducative aux poursuites r\u00e9pressives dures. \u00ab\u00a0Nous apportons une r\u00e9ponse syst\u00e9matique et gradu\u00e9e qui nous permet de ne pas banaliser ces actes. Au titre des alternatives aux poursuites, pour ceux que j\u2019appelle les d\u00e9linquants accidentels, nous avons mis en place un stage de sensibilisation, qui a re\u00e7u l&rsquo;an dernier 70 auteurs, et un autre, plus r\u00e9cent, sous la forme de groupes de parole. Il faut quelque chose de suffisamment construit et p\u00e9dagogique qui vient s\u2019ajouter au rappel \u00e0 la loi, pr\u00e9cise le procureur. Viennent ensuite les poursuites habituelles jusqu&rsquo;\u00e0 l\u2019\u00e9viction du domicile et la comparution imm\u00e9diate\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En 2017, une trentaine d&rsquo;\u00e9victions ont \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9es, en raison de la r\u00e9currence de la violence ou de la gravit\u00e9 des faits (usage d\u2019une arme, d\u2019un couteau ou cons\u00e9quences traumatiques importantes).<\/p>\n<p>Le t\u00e9l\u00e9phone \u00ab\u00a0grave danger\u00a0\u00bb est l\u2019un des derniers outils mis en \u0153uvre depuis mars\u00a02016 dans le cadre de la politique p\u00e9nale. Attribu\u00e9 \u00e0 trois reprises l&rsquo;an dernier en Mayenne, ce dispositif de t\u00e9l\u00e9assistance dans le cadre de la protection des personnes en situation de tr\u00e8s grave danger a pour objectif de lutter efficacement contre les violences conjugales en pr\u00e9venant de nouveaux passages \u00e0 l&rsquo;acte, mais aussi d&rsquo;assurer un soutien et un accompagnement constant aux victimes les plus fragiles.<\/p>\n<h2>Une quasi-permanence Vif au sein du groupement<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Il n&rsquo;y a pas un jour, pas une nuit sans que les gendarmes n\u2019interviennent sur des violences intrafamiliales. On en enregistre environ 400 par an. Nous travaillons donc sur plusieurs axes\u00a0: la pr\u00e9vention, l&rsquo;intervention et la prise en compte des victimes. Notre dispositif s&rsquo;appuie sur un r\u00e9seau de 25 r\u00e9f\u00e9rents Vif volontaires (deux par Cob et dans les unit\u00e9s de recherches, un au sein de l&rsquo;EDSR), en appui des conseillers territoriaux de pr\u00e9vention. Il y a donc une quasi-permanence Vif sur le d\u00e9partement. Ils fournissent un travail formidable, avec le soutien de la politique p\u00e9nale du procureur, qui consolide notre approche\u00a0\u00bb, souligne le colonel David Bi\u00e8vre, commandant le groupement.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Pas un jour, pas une nuit sans que les gendarmes n\u2019interviennent sur des violences intrafamiliales\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<h2>Formation et transfert de comp\u00e9tences<\/h2>\n<p>Les r\u00e9f\u00e9rents Vif sont sp\u00e9cifiquement form\u00e9s \u00e0 la mati\u00e8re. Deux fois par an, ils suivent une r\u00e9union d&rsquo;information avec de nombreux intervenants ext\u00e9rieurs, comme l&rsquo;ADAVIP ou encore Alcool assistance. Les r\u00e9f\u00e9rents relaient ensuite leurs connaissances aupr\u00e8s de leurs camarades afin que chacun soit \u00e0 m\u00eame de prodiguer la m\u00eame qualit\u00e9 d&rsquo;accueil aux victimes et de g\u00e9rer des situations particuli\u00e8res.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il faut savoir faire preuve de psychologie dans la compr\u00e9hension de la situation, \u00e9couter la victime, la mettre en confiance afin de ne pas bloquer la parole, lui expliquer les choses, la rassurer, la conforter dans sa d\u00e9marche. Amener les victimes \u00e0 se r\u00e9v\u00e9ler demande un certain savoir-faire dont va d\u00e9pendre la qualit\u00e9 de la d\u00e9position et de la proc\u00e9dure. Plus celle-ci sera \u00e9labor\u00e9e, plus le procureur pourra prendre la mesure adapt\u00e9e, explique la MDC Guillemot. Mes camarades ont souvent le r\u00e9flexe de venir me chercher pour des conseils ou des informations. Mon r\u00f4le est de les seconder, de les aider. Mais s&rsquo;ils ne sont pas \u00e0 l&rsquo;aise, alors je prends le relais.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Et l&rsquo;adjudante Marjorie Le Gall, de la B.P. de Mayenne d&rsquo;ajouter\u00a0: \u00ab\u00a0En tant que r\u00e9f\u00e9rents, nous avons int\u00e9gr\u00e9 des r\u00e9flexes concernant l&rsquo;accueil, l\u2019examen m\u00e9dical, les logements d&rsquo;urgence.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019autre point important, c\u2019est la pr\u00e9sence d&rsquo;un m\u00e9decin l\u00e9giste \u00e0 Laval pour r\u00e9aliser les \u00e9valuations syst\u00e9matiques en cas de plainte et produire les certificats m\u00e9dicaux. La pr\u00e9sence de la m\u00e9decine l\u00e9gale dans la boucle apporte un cr\u00e9dit suppl\u00e9mentaire, avec une meilleure d\u00e9tection des traces, des rapports d\u00e9taill\u00e9s et des ITT coh\u00e9rentes.<\/p>\n<h2>Pr\u00e9vention d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge<\/h2>\n<p>En termes de pr\u00e9vention, le groupement de la Mayenne travaille notamment aupr\u00e8s des plus jeunes. \u00ab\u00a0Forts du constat que l&rsquo;in\u00e9galit\u00e9 femmes-hommes est propice \u00e0 la survenue des Vif, nous avons voulu travailler en amont en luttant contre les st\u00e9r\u00e9otypes professionnels hommes-femmes d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge, gr\u00e2ce \u00e0 un jeu de cartes pour les 8-10 ans sur les m\u00e9tiers, baptis\u00e9 Et pourquoi pas\u00a0? expose le colonel Bi\u00e8vre.<\/p>\n<p>Le projet, en lice pour le prix de la pr\u00e9vention, conna\u00eet un franc succ\u00e8s. D\u00e9j\u00e0 1\u00a0000 exemplaires ont \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9s dans les \u00e9coles de Mayenne et 5\u00a0000 sont en cours de r\u00e9impression pour alimenter d&rsquo;autres d\u00e9partements int\u00e9ress\u00e9s. Les interventions dans les \u00e9coles permettent \u00e9galement de faire prendre conscience aux enfants que les choses ne se passent peut-\u00eatre pas normalement chez eux. Pour les gendarmes, c&rsquo;est un moyen de d\u00e9tecter des signaux d&rsquo;alerte.<\/p>\n<h2>Sensibilisation au c\u0153ur des territoires<\/h2>\n<p>En d\u00e9pit de la dynamique de pr\u00e9vention de long terme, le d\u00e9partement enregistre toujours de nombreuses interventions dans le domaine des Vif. Tout comme le procureur, le commandant de groupement a fait de cette probl\u00e9matique l&rsquo;une de ses priorit\u00e9s, insufflant une r\u00e9elle dynamique. Le groupement de la Mayenne a donc mis en place de nouvelles op\u00e9rations de pr\u00e9vention afin de consolider son dispositif.<\/p>\n<p>Aussi, des r\u00e9unions de sensibilisation, associant la gendarmerie, l&rsquo;ADAVIP, la D\u00e9l\u00e9gu\u00e9e d\u00e9partementale au droit des femmes (DDDF), le procureur de la R\u00e9publique, le m\u00e9decin l\u00e9giste de l&rsquo;unit\u00e9 m\u00e9dico-l\u00e9gale de Laval, ainsi que d&rsquo;anciennes victimes, permettent une approche globale. Depuis le lancement du dispositif, fin 2016, le groupement a organis\u00e9 six conf\u00e9rences au c\u0153ur du territoire rural, dans de petites communes de 5\u00a0000 habitants.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous ne sommes pas dans l&rsquo;attente des victimes. Nous allons les chercher. Cela fait partie de notre travail. C&rsquo;est pour cela que nous organisons ces rencontres dans tout le d\u00e9partement et nous sommes de plus en plus sollicit\u00e9s par les communes, indique le lieutenant-colonel Jean-Luc Vilmain, officier adjoint pr\u00e9vention.<\/p>\n<p>Ces rencontres permettent de rassurer les victimes, de leur expliquer comment la proc\u00e9dure fonctionne, tout en la d\u00e9dramatisant. \u00ab\u00a0Participer \u00e0 ces r\u00e9unions est d\u00e9j\u00e0 une prise de conscience. Souvent, c&rsquo;est aussi l&rsquo;entourage qui, d\u00e9muni, vient chercher des informations. Cela fonctionne puisque plusieurs victimes se sont d\u00e9voil\u00e9es \u00e0 la suite de ces rencontres.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La gendarmerie travaille avec quatre anciennes victimes, contact\u00e9es gr\u00e2ce au r\u00e9seau de partenaires, qui viennent t\u00e9moigner avec pudeur des violences qu\u2019elles ont subies.<\/p>\n<h2>Transmettre un message d&rsquo;espoir<\/h2>\n<p>C&rsquo;est le cas de M\u00e9lina, qui souhaite, \u00e0 travers son histoire transmettre un message d&rsquo;espoir, celui de pouvoir sortir de cette spirale de violence.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Quand les gendarmes m&rsquo;ont propos\u00e9 participer \u00e0 leur projet, j&rsquo;ai adh\u00e9r\u00e9. J&rsquo;ai trouv\u00e9 leur d\u00e9marche int\u00e9ressante parce qu&rsquo;ils cherchent \u00e0 comprendre la victime. T\u00e9moigner devant une assistance n&rsquo;est pas un exercice simple. On se met \u00e0 nu, mais on le fait au b\u00e9n\u00e9fice de ceux qui sont dans une situation de souffrance. En tant qu&rsquo;anciennes victimes, nous ma\u00eetrisons le sujet de l&rsquo;int\u00e9rieur, nous comprenons ce par quoi les victimes passent, les blocages auxquels elles font face.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019objectif est aussi de montrer qu&rsquo;on peut s&rsquo;en sortir, trouver un accompagnement et se reconstruire. \u00ab\u00a0Il faut briser la loi du silence, changer le regard sur la femme victime. J&rsquo;ai besoin que mon parcours serve \u00e0 d&rsquo;autres. L&rsquo;objectif est de faire avancer les choses ensemble, au sein de ce r\u00e9seau associant les institutions et les associations. Entendre des personnes d&rsquo;autorit\u00e9 prendre la parole sur ce sujet est important pour les victimes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<div class=\"ez-embed-type-image center col-md-10 col-md-offset-1 col-xs-12\">\n<figure class=\" gc_large card-1\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr\/pub_storage\/images\/_aliases\/gc_large\/2\/6\/5\/6\/176562-1-fre-FR\/VICTIME%201%202018MINT0122_070DEL_2502-Modifier.jpg\" alt=\"\" width=\"100%\" height=\"474\" \/><figcaption><span class=\"legend\">\u00c0 travers son t\u00e9moignage, M\u00e9lina souhaite briser la loi du silence et aider les personnes en situation de souffrance \u00e0 sortir de la spirale de la violence.\u00a0<\/span><small>&#8211; \u00a9\u00a0<span class=\"ezstring-field\">Mi Dicom &#8211; \u00c9. Del\u00e9lis<\/span><\/small><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<h2>Exp\u00e9rimentation de bons taxis<\/h2>\n<p>Dans le cadre du 5e plan de lutte contre les violences, le d\u00e9partement de la Mayenne s&rsquo;est port\u00e9 volontaire pour exp\u00e9rimenter la mise en place d&rsquo;un nouveau dispositif d&rsquo;aide \u00e0 la mobilit\u00e9 des femmes victimes de violences. Ce projet de bon de transport associe la chambre syndicale des taxis, la gendarmerie et l&rsquo;association Revivre, qui chapeaute le 115, gestionnaire du budget allou\u00e9 \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rimentation.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Quand un besoin de mobilit\u00e9 est identifi\u00e9, les gendarmes peuvent appeler un taxi, qui sera financ\u00e9 via le 115, afin de permettre l&rsquo;extraction imm\u00e9diate de la victime, ou bien son d\u00e9placement chez le m\u00e9decin l\u00e9giste ou \u00e0 l&rsquo;audience, explique St\u00e9phane Laure, DDDF. L&rsquo;id\u00e9e est de prendre le relais des militaires qui, dans la pratique, sont souvent les seuls \u00e0 pouvoir aider les victimes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<div class=\"ez-embed-type-image center col-md-10 col-md-offset-1 col-xs-12\">\n<figure class=\" gc_large card-1\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr\/pub_storage\/images\/_aliases\/gc_large\/8\/7\/5\/6\/176578-1-fre-FR\/REUNION%20PARTENAIRES%202018MINT0122_009DEL_2476.jpg\" alt=\"\" width=\"100%\" height=\"400\" \/><figcaption><span class=\"legend\">Travailler en r\u00e9seau, avec les diff\u00e9rents partenaires institutionnels et sociaux, permet \u00e0 chacun d&rsquo;\u00eatre identifi\u00e9s, et de conna\u00eetre les comp\u00e9tences et les limites respectives pour ainsi mieux accompagner les victimes.\u00a0\u00a0\u00a0<\/span><small>&#8211; \u00a9\u00a0<span class=\"ezstring-field\">Mi Dicom &#8211; \u00c9. Del\u00e9lis<\/span><\/small><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<h2>L&rsquo;importance de travailler en r\u00e9seau<\/h2>\n<p>Lors des interventions sur les Vif, g\u00e9n\u00e9ralement la nuit, les gendarmes doivent g\u00e9rer des situations souvent d\u00e9grad\u00e9es. Auparavant, ils devaient y faire face seuls, mais d\u00e9sormais ils peuvent s&rsquo;appuyer sur les partenaires sociaux et les magistrats. Travailler en r\u00e9seau permet \u00e0 tous d&rsquo;\u00eatre identifi\u00e9s et de conna\u00eetre les comp\u00e9tences mais aussi les limites de chacun.<\/p>\n<p>En appr\u00e9hendant mieux l&rsquo;action de la gendarmerie et le c\u00f4t\u00e9 proc\u00e9dural, les intervenants sociaux sont en mesure de d\u00e9dramatiser la situation et d&rsquo;orienter les victimes. Ils peuvent ainsi les diriger vers le r\u00e9f\u00e9rent Vif, pour qu&rsquo;elles soient re\u00e7ues en rendez-vous, leur \u00e9pargnant la p\u00e9nibilit\u00e9 de devoir s&rsquo;expliquer \u00e0 l&rsquo;accueil. Les gendarmes sont \u00e9galement des facilitateurs pour atteindre d&rsquo;autres partenaires du r\u00e9seau. Concr\u00e8tement, quelle que soit la porte \u00e0 laquelle elle frappe, la victime est dirig\u00e9e vers l&rsquo;interlocuteur idoine.<\/p>\n<p>La gendarmerie et la police se partagent par ailleurs les services d&rsquo;une intervenante sociale, qui re\u00e7oit toute la famille\u00a0: la victime, les enfants, mais aussi l&rsquo;auteur. \u00ab\u00a0Nous essayons de traiter le probl\u00e8me de l&rsquo;auteur pour \u00e9viter la r\u00e9it\u00e9ration. Il existe des profils tr\u00e8s diff\u00e9rents et tr\u00e8s souvent les situations sont complexes. Proc\u00e9dure ou pas, nous les prenons en charge et les amenons \u00e0 se soigner\u00a0\u00bb, confie Mme\u00a0Catherine Bossuet. Et le LCL Vilmain de pr\u00e9ciser\u00a0: \u00ab\u00a0Nous ne nous contentons pas de sanctionner une violence, nous allons au-del\u00e0, en travaillant sur la cause\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Acteur reconnu dans le spectre de la pr\u00e9vention, le groupement de la Mayenne est associ\u00e9 aux divers \u00e9v\u00e9nements et dispositifs, comme le protocole du 12\u00a0d\u00e9cembre 2017, au sein duquel 30 partenaires se sont engag\u00e9s \u00e0 mener un plan d&rsquo;action, dans leur champ respectif, contre les violences faites aux femmes. \u00ab\u00a0Nous avons notamment cr\u00e9\u00e9 une fiche de liaison entre les partenaires, compl\u00e9t\u00e9e avec les partenaires sociaux, afin d&rsquo;attester de la r\u00e9alit\u00e9 des situations de Vif, et ainsi faciliter l&rsquo;accompagnement, par exemple pour acc\u00e9der \u00e0 un logement social, pr\u00e9cise la d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e d\u00e9partementale aux droits des femmes.<\/p>\n<h3>40\u00a0% de zones blanches<\/h3>\n<p>Une fois par an, le groupement \u00e9tablit une carte des interventions. Selon la derni\u00e8re, 40\u00a0% des communes n\u2019enregistrent aucune intervention. \u00ab\u00a0C\u2019est statistiquement impossible. Cela signifie que nous avons encore du travail \u00e0 faire sur ces zones blanches. C&rsquo;est pour cela que nous essayons de trouver des moyens novateurs de sensibiliser l&rsquo;opinion, de r\u00e9veiller les consciences, conclut le commandant de groupement. Nous avons une belle bo\u00eete \u00e0 outils et cette force d&rsquo;avoir un d\u00e9partement \u00e0 taille humaine, avec des partenaires sociaux qui travaillent bien ensemble, ce qui permet \u00e0 la victime d&rsquo;avoir plusieurs acc\u00e8s possibles \u00e0 l&rsquo;accompagnement dont elle a besoin. Nous enregistrons autant d\u2019interventions, mais tr\u00e8s rarement dans les m\u00eames familles. Peut-\u00eatre parce que d\u00e9sormais la parole des victimes se lib\u00e8re. Et dans ce cas, nous avons r\u00e9ussi notre pari.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Source: <a href=\"https:\/\/www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr\/Sur-le-terrain\/Immersion\/La-gendarmerie-au-caeur-de-la-lutte-contre-les-violences-intrafamiliales\">GENDCOM<\/a> \/ Cr\u00e9dit photo: \u00a9 D.R.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le groupement de gendarmerie d\u00e9partementale de la Mayenne a d\u00e9velopp\u00e9 une approche globale de la probl\u00e9matique des violences intrafamiliales, depuis la pr\u00e9vention jusqu\u2019\u00e0 la r\u00e9pression. Cette m\u00eame dynamique anime tous les acteurs institutionnels et associatifs du d\u00e9partement, unis dans un m\u00eame r\u00e9seau. 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