{"id":6120,"date":"2022-07-28T14:36:47","date_gmt":"2022-07-28T14:36:47","guid":{"rendered":"https:\/\/avenir-gendarmerie.org\/?p=6120"},"modified":"2022-07-28T14:36:47","modified_gmt":"2022-07-28T14:36:47","slug":"grand-prix-de-france-de-formule-1-un-enorme-dispositif-de-securite-deploye-au-castellet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/avenir-gendarmerie.org\/index.php\/2022\/07\/28\/grand-prix-de-france-de-formule-1-un-enorme-dispositif-de-securite-deploye-au-castellet\/","title":{"rendered":"Grand Prix de France de Formule 1 : un \u00e9norme dispositif de s\u00e9curit\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9 au Castellet"},"content":{"rendered":"<div class=\"description--full\">\n<div class=\"ezrichtext-field\">\n<p>Jets priv\u00e9s, h\u00e9licopt\u00e8res, stars du show-biz et bolides surpuissants. Ce week-end, se d\u00e9roulait le Grand Prix de France de Formule 1, sur le circuit Paul-Ricard du Castellet, dans le Var. Dans l\u2019ombre de la jet-set, 425 gendarmes \u00e9taient engag\u00e9s pour assurer le bon d\u00e9roulement de cet \u00e9v\u00e9nement hors norme.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"body--full\">\n<div class=\"ezrichtext-field\">\n<p>C\u2019est l\u2019une des rares fois o\u00f9 les exc\u00e8s de vitesse n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 verbalis\u00e9s par les gendarmes, malgr\u00e9 des pointes \u00e0 pr\u00e8s de 350\u00a0km\/h. Du 21 au 24\u00a0juillet, se d\u00e9roulait la 4e \u00e9dition du Grand Prix de France de Formule 1, sur le circuit Paul-Ricard du Castellet, dans le Var. Un \u00e9v\u00e9nement de renomm\u00e9e mondiale, retransmis dans plus de 140 pays, qui a accueilli plus de 180\u00a0000 personnes en quatre jours, dont pr\u00e8s de 70\u00a0000 rien que le dimanche.<\/p>\n<p>En effet, le dernier jour de la semaine co\u00efncidait avec le 12e Grand Prix de la saison. Une course remport\u00e9e par le flegmatique Max Verstappen, qui se rapproche plus que jamais d\u2019un second titre de champion du Monde. Pourtant, le N\u00e9erlandais a pass\u00e9 les 18 premiers tours derri\u00e8re la Ferrari de Charles Leclerc, avant que le Mon\u00e9gasque ne perde le contr\u00f4le de sa monoplace dans le 11e virage.<\/p>\n<h2>Le li\u00e8vre et la tortue<\/h2>\n<p>Durant cet \u00e9v\u00e9nement majeur, l\u2019obsession du contr\u00f4le n\u2019\u00e9tait pas r\u00e9serv\u00e9e qu\u2019aux pilotes de Formule\u00a01. C\u2019\u00e9tait aussi l\u2019apanage des gendarmes, charg\u00e9s d\u2019assurer la s\u00e9curisation de cette manifestation d\u2019ampleur. Les 425 militaires engag\u00e9s avaient notamment pour mission \u00ab\u00a0d\u2019assurer la fluidit\u00e9 de la circulation depuis et vers le site\u00a0\u00bb, explique le colonel Philippe Quimerch, commandant en second du Groupement de gendarmerie d\u00e9partementale du Var (GGD\u00a083).<\/p>\n<p>Un vrai d\u00e9fi pour la gendarmerie, en raison d\u2019un flux ininterrompu de 9\u00a0000 v\u00e9hicules par jour, circulant sur un r\u00e9seau routier sinueux et \u00ab\u00a0absolument pas dimensionn\u00e9 pour absorber un tel d\u00e9ferlement\u00a0\u00bb, reconna\u00eet un militaire en charge de l\u2019op\u00e9ration. Un v\u00e9ritable casse-t\u00eate pour les sp\u00e9cialistes de la s\u00e9curit\u00e9 des mobilit\u00e9s, pour qui le temps n\u2019a pas effac\u00e9 l\u2019\u00e9pisode f\u00e2cheux de 2018 et ses 7\u00a0heures pour parcourir 20\u00a0kilom\u00e8tres.<\/p>\n<blockquote><p>Il fallait \u00e0 tout prix se servir des \u00e9ditions pr\u00e9c\u00e9dentes pour proposer un dispositif le plus efficace possible. Si les circonstances de 2018 \u00e9taient exceptionnelles et avaient cr\u00e9\u00e9 \u00e9norm\u00e9ment de difficult\u00e9s, la mobilit\u00e9 \u00e9tait cette ann\u00e9e un d\u00e9fi pour la p\u00e9rennit\u00e9 du Grand Prix.<\/p><\/blockquote>\n<p>C\u2019est donc une autre course, beaucoup plus lente, qui s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e en parall\u00e8le du Grand Prix de France. Une course avec 70\u00a0000 participants, qui avaient tous le m\u00eame objectif\u00a0: avoir le moins de temps d\u2019attente possible. Une ambition partag\u00e9e par les gendarmes, avec peut-\u00eatre un peu plus de r\u00e9alisme\u00a0: \u00ab\u00a070\u00a0000 personnes, \u00e7a cr\u00e9e forc\u00e9ment des perturbations. Il faut les accepter. Ce n\u2019est pas parce que Waze a mis un axe en rouge que la mission est rat\u00e9e. Notre but, c\u2019est de limiter au maximum ces perturbations.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Un constat partag\u00e9 par le chef d\u2019escadron \u00c9tienne Eymery, commandant de la compagnie de gendarmerie de la Valette-du-Var\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Les ralentissements, \u00e7a ne me g\u00eane pas. En dessous de deux heures, c\u2019est acceptable. Ce qui ne l\u2019est pas, ce sont les blocages. Et pour les \u00e9viter, il faut une coordination au millim\u00e8tre.\u00a0\u00bb Pour ce faire, les militaires b\u00e9n\u00e9ficiaient d\u2019une Structure d\u2019accueil modulaire d\u00e9ployable (SAMD), un poste de commandement mobile unique en son genre.<\/p>\n<p>Il s\u2019agit du centre n\u00e9vralgique pour toutes les op\u00e9rations d\u2019ampleur, comme c\u2019est le cas pour la s\u00e9curisation d\u2019un Grand Prix de Formule\u00a01. Un poste de commandement en somme, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur duquel se trouvent tous les responsables de la mission, \u00ab\u00a0ainsi que des repr\u00e9sentants de services partenaires, les organisateurs et diff\u00e9rents services de l\u2019\u00c9tat\u00a0\u00bb, \u00e9num\u00e8re le colonel Quimerch.<\/p>\n<p>C\u2019est ici que le dimanche, et ce malgr\u00e9 la climatisation, les premi\u00e8res gouttes de sueur ont commenc\u00e9 \u00e0 tomber. Sur les coups de 11\u00a0heures, une premi\u00e8re alerte arrive\u00a0: un drone tente de survoler le circuit, malgr\u00e9 un arr\u00eat\u00e9 pr\u00e9fectoral qui interdit l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la zone \u00e0 ce type d\u2019engin.<\/p>\n<blockquote><p>Sur ce type d\u2019\u00e9v\u00e9nement, tout drone est consid\u00e9r\u00e9 comme un ennemi.\u00a0<strong>Capitaine Daniel Trioux, de la Section op\u00e9rationnelle de lutte contre les cybermenaces (SOLC), \u00e0 la Valette-du-Var, GGD\u00a083.<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p>C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 un a\u00e9roscope, sorte de radar portatif, que l\u2019appareil est d\u00e9tect\u00e9. \u00ab\u00a0Ce dernier est ensuite neutralis\u00e9 par une salve wifi pendant une certaine dur\u00e9e\u00a0\u00bb, explique l\u2019officier, commandant de l\u2019\u00e9quipe Lutte anti-drone (LAD) durant la manifestation. Le tir, lui, est effectu\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 un fusil anti-drone, propulsant des ondes wifi en direction de l\u2019engin. \u00ab\u00a0Si ce n\u2019est pas un attentat, la personne va vouloir r\u00e9cup\u00e9rer son drone et pour cela effectuer un RTH (Return to Home). Charge \u00e0 nous ensuite de localiser le point o\u00f9 le drone va se rendre et d\u2019interpeller son propri\u00e9taire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Une \u00e9quipe mobile, munie elle aussi d\u2019un pistolet anti-drone, \u00ab\u00a0dont la port\u00e9e est forc\u00e9ment moins importante, mais qui permet d\u2019avoir une patrouille p\u00e9destre dot\u00e9e de cette arme\u00a0\u00bb, se chargera d\u2019interpeller le propri\u00e9taire de l\u2019appareil. Il s\u2019agissait d\u2019un prestataire qui souhaitait simplement s\u2019assurer de la coh\u00e9rence de son dispositif commercial. Malheureusement pour lui, il sera verbalis\u00e9 par le d\u00e9tachement de la compagnie de Gendarmerie des transports a\u00e9riens (GTA) de Nice.<\/p>\n<p>Dans ce cas de figure, la pire crainte des gendarmes reste la menace d\u2019attentat\u00a0: \u00ab\u00a0C\u2019est-\u00e0-dire un drone qui ne ferait qu\u2019un aller sur une cible, comme une tribune officielle\u00a0\u00bb, s\u2019inqui\u00e8te le capitaine Trioux. Une menace terroriste prot\u00e9iforme, puisqu\u2019elle pourrait tout aussi bien \u00eatre perp\u00e9tr\u00e9e avec un armement l\u00e9ger ou \u00e0 l\u2019arme blanche, par un individu isol\u00e9 ou un groupe constitu\u00e9. En r\u00e9ponse, l\u2019antenne GIGN d\u2019Orange a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9e en alerte durant toute la dur\u00e9e de la manifestation, sans \u00eatre pr\u00e9sente sur le site. Sur place, le Peloton d\u2019intervention de l\u2019Escadron de gendarmerie mobile (EGM\u00a026\/1) de Maisons-Alfort faisait figure de primo-intervenant.<\/p>\n<p>Une cinquantaine de militaires de cet EGM \u00e9taient d\u00e9ploy\u00e9s pour cette occasion. Ils constituaient une r\u00e9serve d\u2019intervention en cas de troubles \u00e0 l\u2019ordre public. \u00ab\u00a0La mission de s\u00e9curit\u00e9 est essentielle, puisqu\u2019il y a toujours la menace terroriste et les troubles \u00e0 l\u2019ordre public plus classiques, qui peuvent intervenir lorsque l\u2019on accueille autant de personnes\u00a0\u00bb, explique le colonel Quimerch. D\u2019o\u00f9 le choix d\u2019engager une cinquantaine d\u2019autres gendarmes, issus de l\u2019escadron 24\/6\u00a0d\u2019Antibes, concentr\u00e9s plut\u00f4t sur la s\u00e9curit\u00e9 publique, et en particulier sur l\u2019intrusion de manifestants sur le circuit.<\/p>\n<p>D\u00e9but juillet, lors du Grand Prix de Grande-Bretagne, cinq militants \u00e9cologistes avaient franchi les grilles de s\u00e9curit\u00e9 pour entrer sur le circuit de Silverstone. Une action extr\u00eamement dangereuse, qui ne s\u2019est pas reproduite pendant le Grand Prix de France, gr\u00e2ce \u00e0 un travail de longue haleine. \u00ab\u00a0Il y a une man\u0153uvre de renseignement qui d\u00e9bute bien en amont de la tenue du Grand Prix. Elle nous a permis de mettre en place un dispositif anti-intrusion, avec des forces au plus pr\u00e8s du circuit, pour \u00e9viter que des manifestants ou des contestataires ne viennent perturber la manifestation\u00a0\u00bb, d\u00e9voile le colonel Quimerch.<\/p>\n<h2>L\u2019Alpine, un bolide au fort capital sympathie<\/h2>\n<p>En fin de compte, aucun probl\u00e8me majeur n\u2019a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9. Pour les gendarmes, ce Grand Prix de France s\u2019est en tout cas mieux d\u00e9roul\u00e9 que celui du malheureux Charles Leclerc. Mais le pilote Ferrari n\u2019\u00e9tait pas la seule star de l\u2019\u00e9v\u00e9nement. Tout au long de ces quatre jours, le public s\u2019est press\u00e9 autour de l\u2019Alpine gendarmerie, v\u00e9ritable vedette parmi les exposants. Pour le mar\u00e9chal des logis-chef Julien, affect\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00c9quipe rapide d\u2019intervention (ERI) de Salon-de-Provence, l\u2019engouement autour de ce bolide constitue une sinc\u00e8re satisfaction\u00a0: \u00ab\u00a0Depuis qu\u2019on a l\u2019Alpine, on d\u00e9couvre le capital sympathie du public pour cette voiture. Si elle peut permettre de susciter des vocations, alors c\u2019est tout b\u00e9nef\u2019.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<div class=\" ez-embed-type-image\">Passionn\u00e9 de sport m\u00e9canique, en particulier de F1, le sous-officier \u00e9tait comme un poisson dans l\u2019eau durant toute la dur\u00e9e de la manifestation. \u00ab\u00a0Pour moi, \u00eatre ici en tant que gendarme, c\u2019est Disneyland\u00a0!\u00a0\u00bb Une passion et un engagement r\u00e9compens\u00e9s. Le dimanche, en fin d\u2019apr\u00e8s-midi, le militaire a eu la chance d\u2019ouvrir la parade des pilotes d\u2019Alpine avec la voiture \u00e9ponyme. \u00ab\u00a0\u00c7a a \u00e9t\u00e9 25\u00a0minutes de pur bonheur. Une immense fiert\u00e9 de faire \u00e7a. Je m\u2019en souviendrai toute ma vie.\u00a0\u00bb Un souvenir qu\u2019il pourra raconter lors de ses pitstop dans les Centres de soutien automobile de la gendarmerie (CSAG).<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Source: <a href=\"https:\/\/www.gendinfo.fr\/sur-le-terrain\/immersion\/2022\/grand-prix-de-france-de-formule-1-un-enorme-dispositif-de-securite-deploye-au-castellet\">genfinfo.fr<\/a><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jets priv\u00e9s, h\u00e9licopt\u00e8res, stars du show-biz et bolides surpuissants. Ce week-end, se d\u00e9roulait le Grand Prix de France de Formule 1, sur le circuit Paul-Ricard du Castellet, dans le Var. 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