Un incendie de grande ampleur ravage la forêt de Fontainebleau, en Seine-et-Marne, depuis le 12 juillet 2026. Face à ce sinistre, considéré comme inédit, la Gendarmerie nationale déploie un dispositif d’envergure pour sécuriser la zone, assister les secours, informer la population et déterminer les causes et circonstances de cet incendie dans le cadre de l’enquête judiciaire en cours. Les enquêteurs de la gendarmerie ont notamment procédé à trois interpellations.

Depuis le 12 juillet en fin d’après-midi, une centaine de gendarmes du Groupement de gendarmerie départementale (GGD) de Seine-et-Marne et de l’Escadron départemental de contrôle des flux (EDCF) sont engagés face au violent incendie qui s’est propagé dans la forêt de Fontainebleau, aux côtés des quelque 800 pompiers luttant contre les flammes. Les deux feux sont sont désormais fixés, sans pour autant être éteints.
Renforcé par l’escadron de gendarmerie mobile 21/1 de Melun et la réserve opérationnelle, le dispositif opérationnel déployé par la gendarmerie assure la sécurisation des zones évacuées, le contrôle des axes de circulation afin de faciliter l’action des secours et d’empêcher l’accès aux secteurs interdits.

Parallèlement, la gendarmerie est chargée du volet judiciaire afin d’identifier les causes de l’incendie et de déterminer s’il est d’origine accidentelle ou criminelle. Les enquêteurs procèdent aux constatations, recueillent les preuves nécessaires et recherchent les auteurs présumés afin de les interpeller. Pour faire la lumière sur l’origine de ce feu qui a ravagé plus de 2 000 hectares de forêt, le parquet de Fontainebleau a confié l’enquête à la Section de recherches (S.R.) de Paris, en co-saisine avec la Brigade de recherches (B.R.) de Fontainebleau. Des Techniciens en identification criminelle (TIC), notamment de la Cellule en identification criminelle du GGD de Seine-et-Marne, sont intervenus sur les scènes d’infraction en constituant notamment une cellule de Recherche des causes et circonstances d’incendie (RCCI). La cellule RCCI déployée pour l’occasion intégrait également des gendarmes du Commandement pour l’environnement et la santé (CESAN). Rassemblant des pompiers, des agents de l’Office national des forêts (ONF) et des gendarmes, l’objectif de la cellule RCCI est de réunir les compétences de chacune de ces entités afin d’établir précisément l’origine de l’incendie.

Les enquêteurs bénéficient par ailleurs de l’expertise scientifique et technique de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN), et plus particulièrement des experts du Département environnement incendies explosifs (DCPC), capables de mener à la fois une activité en laboratoire basée sur l’analyse chimique de résidus d’incendie et une activité d’investigation directement sur les lieux du sinistre.

Lundi 13 juillet dans l’après-midi, d’autres départs de feu ont été constatés à Arbonne-la-forêt et à Fontainebleau. Divers signalements ont conduit à des interpellations à proximité de lieux de départs ou de reprises de feu, et au placement en garde à vue le jour même de trois personnes par les enquêteurs de la gendarmerie. Deux d’entre elles ont reconnu leur implication dans deux départs de feu distincts.

Les militaires de la Gendarmerie nationale poursuivent leurs investigations pour faire toute la lumière sur les responsabilités de cet incendie inédit dans la région.

Source: gendinfo.fr