À l’issue de la revue des troupes et de la levée des couleurs, la découpe symbolique du ruban inaugural a laissé place aux prises de parole officielles. Toutes ont félicité cette réalisation, et ont souligné l’importance de la couverture des territoires assurée par la Gendarmerie nationale dans la réussite de son action quotidienne au service de la protection de la population.
Une unité résolument tournée vers le renforcement de la proximité
La BTM d’Aydoilles est l’un des cinq projets portés par le Groupement de gendarmerie départementale (GGD) des Vosges dans le cadre de l’engagement pris en 2022 par le président de la République de créer 239 nouvelles brigades de gendarmerie, fixes et mobiles. Retenue avec celles de Monthureux-sur-Saône et de Saint-Maurice-sur-Moselle (brigade à vocation environnementale), elle est la première à entrer en service.
D’un format innovant, cette unité n’a pas vocation à accueillir du public et privilégie une présence renforcée pour accroître la proximité de voie publique, la visibilité de la gendarmerie et renforcer le lien de confiance avec la population et les élus. Sa dynamique d’« aller vers » s’exerce sur un vaste territoire couvrant 62 communes à la démographie et à l’activité soutenues.
La création de cette brigade répond à des enjeux de sécurité identifiés et renforce le maillage territorial à l’est d’Épinal, à l’intersection des circonscriptions des brigades de Bruyères, de Rambervillers, de Thaon-les-Vosges et d’Épinal, sur un secteur concentrant un développement résidentiel important.
Quatre militaires ont été affectés à cette unité dès son ouverture ; l’effectif atteindra à terme huit personnels.
Les locaux de service de la BTM d’Aydoilles sont provisoirement installés dans un bâtiment mis gracieusement à disposition par la commune. Le projet de construction de la future caserne, porté par la commune d’Aydoilles, dans le cadre du décret de 1993, s’inscrit dans le cadre de la réhabilitation d’une friche industrielle.
Soutien aux gendarmes blessés lors d’un refus d’obtempérer
À l’issue de la séquence inaugurale, les ministres ont échangé avec les deux militaires de la Brigade motorisée (B.Mo.) de Remiremont (Vosges) blessés lors d’un refus d’obtempérer survenu le 25 décembre 2025, à l’occasion d’un contrôle routier. L’auteur des faits, qui avait refusé de s’arrêter et percuté les deux motocyclistes, a depuis été interpellé et mis en examen pour tentatives de meurtre sur dépositaires de l’autorité publique et refus d’obtempérer. Le ministre a réaffirmé son entier soutien aux militaires.
En zone gendarmerie, les refus d’obtempérer ont augmenté de 50 % en dix ans, atteignant en moyenne près de 13 000 faits par an. En 2024, 219 militaires ont ainsi été blessés à la suite de ce type de faits, illustrant la gravité de ces comportements pour la sécurité de la population et celles des forces de l’ordre.
Source: gendinfo.fr