Ce lundi 16 février 2026, la Gendarmerie nationale fête sa naissance tout en honorant les gendarmes ayant payé de leur vie l’accomplissement de leur mission et l’héroïsme d’aujourd’hui. Une cérémonie nationale s’est déroulée aux Célestins, à Paris, et des hommages ont également eu lieu dans chaque Groupement de gendarmerie départementale (GGD) et dans chaque Commandement de la gendarmerie (COMGEND) en outre-mer.

La journée du 16 février 2026 a été un temps fort pour la Gendarmerie nationale qui a rendu hommage à la fois à ses héros morts dans l’exercice de leurs fonctions et à ses héros vivants qui font preuve de résilience au quotidien.

Absent en raison d’un déplacement en Algérie avec le ministre de l’Intérieur, le général d’armée Hubert Bonneau, directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN), n’a pu prendre part à cet hommage annuel. La journée a donc débuté par deux dépôts de gerbe à l’Hôtel des Invalides en présence de l’Inspecteur général des armées gendarmerie (IGAG), le général d’armée Samuel Dubuis, du Secrétaire général de la mer, le général d’armée Xavier Ducept, du Major général de la Gendarmerie nationale (MGGN), le général de corps d’armée André Petillot, du Gouverneur militaire de Paris, le général de corps d’armée Loïc Mizon, ainsi que du Gouverneur des Invalides, le général de corps d’armée Christophe de Saint Chamas. La première gerbe a été déposée dans le caveau des Gouverneurs des Invalides, la seconde devant la plaque en hommage aux morts de la Gendarmerie nationale.

Une cérémonie nationale a eu lieu ensuite à la caserne des Célestins à Paris, en présence de madame Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, du MGGN, et des familles éprouvées qui sont accompagnées étroitement depuis le décès, et dans la durée, et plus particulièrement lors de cette journée, par le Bureau de l’action sociale, des blessés et du handicap (BASBH) de la Direction générale de la Gendarmerie nationale (DGGN). Les hautes autorités se sont entretenues dans l’intimité avec les familles à l’issue de la cérémonie. En fin d’après-midi, un ravivage de la Flamme et un dépôt de gerbe sous l’Arc de Triomphe ont eu lieu, en présence des familles endeuillées et des présidents d’association de gendarmerie.

Ce même jour, dans chaque Groupement de gendarmerie départementale (GGD) et dans chaque Commandement de la gendarmerie (COMGEND) en outre-mer, se sont déroulés des moments fédérateurs empreints d’émotion. Après les hommages aux camarades décédés, des centaines de gendarmes ont été décorés, rappelant que chacun d’entre eux est et peut être un héros du quotidien.

Huit camarades décédés honorés en cette journée

Au cours de la cérémonie aux Célestins, un récit historique a retenti dans la cour pavée : « Au long de ses années d’existence, la gendarmerie n’a jamais pleuré ses morts. Elle a préféré les honorer et leur rendre hommage, car l’oubli est la seule véritable mort et le tombeau de nos camarades est en nous, c’est le cœur des vivants. »

Dans le silence qui a suivi, les noms des huit camarades décédés dans l’exercice de leurs fonctions depuis le 16 février 2025, ont été appelés, chacun à leur tour :
• l’élève-gendarme Irvin Félicité, de l’école de gendarmerie de Tulle, décédé le 9 avril 2025 à l’âge de 24 ans ;
• l’adjudant Thierry Teriierooit, du COMGEND de Polynésie Française, décédé le 10 avril 2025 à l’âge de 50 ans ;
• l’adjudant Marc Languenou, de l’escadron de gendarmerie mobile (EGM) 27/7 Lure, décédé le 24 avril 2025, à l’âge de 42 ans ;
• l’adjudant Stéphane Plunian, du GGD de l’Yonne, décédé le 6 juin 2025, à l’âge de 42 ans ;
• l’adjudant Nicolas Verriez, de la Brigade de gendarmerie maritime (BGMAR) de Dzaoudzi, décédé le 18 septembre 2025, à l’âge de 36 ans ;
• monsieur Abou Shams El Din, du bureau soutien logement infrastructure de la Garde républicaine, décédé le 6 décembre 2025, à l’âge 51 ans ;
• l’adjudant David Picard, du GGD de Moselle, décédé le 24 décembre 2025, à l’âge de 53 ans ;
• monsieur Jean-Marc Cuny,  – commandement spécialisé pour la sécurité nucléaire à Maisons-Alfort, décédé le 6 janvier 2026, à l’âge de 61 ans.

« Commémorer les absents tout en honorant les vivants »

Le 16 février 1791, la maréchaussée devenait la gendarmerie nationale. 200 ans plus tard, la date symbolique de la création de notre Arme est instituée comme la solennité de l’hommage national rendu aux gendarmes tués dans l’accomplissement de leur devoir.

Depuis 2022, cet hommage du 16 février a évolué et commémore désormais à la fois les gendarmes ayant payé de leur vie l’accomplissement de leur mission et l’héroïsme du gendarme à travers les actes de plusieurs d’entre eux. Ce nouveau format vise à faire de cette journée la date la plus importante dans la vie du gendarme, facteur de fierté et de cohésion, encourageant l’héroïsme du quotidien.

La vie des militaires de la gendarmerie est rythmée par des traditions et des rites. La mise à l’honneur des hauts faits et des personnalités marquantes forgent le collectif autour d’un but commun. Les gendarmes puisent dans cette histoire et l’actualité de l’Arme pour aiguiser leur robustesse physique et mentale, conscients des menaces auxquelles ils devront faire face dans leur carrière.

Source: gendinfo.fr