Violences physiques, psychologiques, sexuelles et économiques… Les violences faites aux femmes sont multiples. La lutte contre toutes ces formes de violences est au centre de la politique publique pour les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes.

En 2021, 122 femmes ont été tuées par leur partenaire ou conjoint. On compte également 14 enfants mineurs décédés, tués par un de leurs parents dans un contexte de violences au sein du couple. Plus de 80% des morts au sein du couple sont des femmes. On estime à plus de 244 000 le nombre de victimes de violences conjugales (violences physiques et/ou sexuelles par leur conjoint ou ex/conjoint) en France hexagonale. 85% de ces victimes sont des femmes. Les violences conjugales sont rarement suivies de plaintes, en particulier lorsqu’il s’agit d’agressions à caractère sexuel.

Au cours de leur vie, environ 14,5% des femmes et 3,9% des hommes âgés de 20 à 69 ans subissent des violences sexuelles (viols, tentatives de viol, attouchements du sexe, des seins ou des fesses, baisers imposés par la force, pelotage). On estime qu’au début des années 2010, la France comptait environ 125 000 femmes adultes ayant subi des mutilations sexuelles.

Une prise de conscience récente

C’est en 1999 que l’Organisation des Nations Unies (ONU) crée la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes qui, depuis, est célébrée chaque 25 novembre.

Cette date marque un réel tournant. Depuis, la prise de conscience et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles se sont nettement accélérées. Si les actes de violence à l’encontre des femmes sont réprimés de plus en plus sévèrement en France, ce n’était pas toujours le cas. Par exemple, avant la loi du 23 décembre 1980, le viol n’était pas défini dans le code pénal. Aujourd’hui, ce crime est passible de 15 ans de réclusion criminelle. La peine peut augmenter en cas de circonstances aggravantes.

Depuis quelques années, la lutte contre les violences faites aux femmes est devenue une priorité pour les pouvoirs publics. C’est, à la fois, le reflet d’une transformation de la société qui ne les tolère plus et le résultat de la mobilisation d’un mouvement social particulièrement actif, soutenu par les réseaux sociaux.

Source: vie-publique.fr