Dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris, les enquêteurs de la section de recherches (S.R.) de Versailles et de l’office anti-stupéfiants (OFAST) ont été cosaisis pour démanteler un réseau d’importation de cannabis depuis la Californie.

Les investigations menées conjointement par la S.R. de Versailles et l’OFAST ont permis de découvrir qu’un réseau s’était structuré pour importer du cannabis depuis les États-Unis via du fret commercial. Les produits stupéfiants étaient dissimulés dans des colis volumineux expédiés depuis la Californie où la consommation est légale mais l’exportation reste une infraction fédérale.

Les envois, cachés dans des colis de meubles en kit, des appareils de fitness, ou même des bornes de jeu d’arcade, arrivaient devant des commerces de la région parisienne qui n’avaient aucune connaissance de ces expéditions. À l’arrivée, un complice du réseau attendait le colis sur le trottoir de l’entreprise destinataire et procédait à sa réception. Le produit stupéfiant était ensuite acheminé pour être conditionné avant revente à des points de deal.

De juin 2025 à ce jour, les enquêteurs ont retrouvé la trace de 21 envois vers la France et d’autres vers des pays limitrophes, contenant plusieurs dizaines de kilos à chaque fois. Quatre de ces envois ont été interceptés par les services enquêteurs, permettant la saisie de plus de 430 kg de cannabis.

À l’issue des interpellations menées les 18 et 19 mai 2026, ce sont ainsi six personnes qui ont été placées en garde-à-vue et cinq mises en examen dont quatre placées en détention provisoire et une sous contrôle judiciaire. Un homme de 32 ans semble avoir pris une part active dans l’organisation du trafic, il s’était lié avec un Français de 28 ans parti s’installer en Californie, ainsi que d’autres personnes agissant à divers degrés dans l’importation ou la récupération des colis. Les perquisitions ont permis de saisir une dizaine de milliers d’euros en espèces et des biens luxueux (vêtements etc) sans rapport avec les revenus officiels des personnes impliquées.

Source: gendinfo.fr