Le Rapport annuel sur la cybercriminalité 2026, rédigé par le Centre d’analyse et de regroupement des cybermenaces du Commandement du ministère de l’Intérieur dans le cyberespace (COMCYBER-MI), analyse les principales tendances et l’évolution de la cybercriminalité. Il présente également l’écosystème et les modes opératoires des cybercriminels, ainsi que le cadre juridique, la coopération internationale et les actions de lutte. Enfin, il propose une analyse prospective des points d’attention identifiés.
En matière de cybersécurité, le ministère de l’Intérieur consolide ses capacités d’anticipation, de détection et de réaction, notamment grâce au Commandement du ministère de l’Intérieur dans le cyberespace (COMCYBER-MI). À ce titre, son Centre d’analyse et de regroupement des cybermenaces élabore chaque année le Rapport annuel sur la cybercriminalité.
En 2025, 453 200 atteintes numériques ont ainsi été enregistrées, soit une hausse de 87 % sur les cinq dernières années. 61,9 % des faits ont concerné des atteintes numériques aux biens, 33 % des atteintes numériques aux personnes et 17 600 concernaient des atteintes aux systèmes d’information. 100 700 personnes physiques ont été mises en cause pour des atteintes numériques.
Au-delà des chiffres clés de 2025, le rapport 2026 analyse les grandes tendances de la cybercriminalité, abordant plus particulièrement les attaques visant les infrastructures critiques et le hacktivisme. Il dresse également un panorama de l’écosystème criminel et de ses modes opératoires : Cybercrime-as-a-Service, passage d’un cybercrime opportuniste à un écosystème structuré, évolution de la crypto-criminalité vers des modèles économiques structurés, combinant outils techniques, ingénierie sociale et circuits financiers spécialisés, ou encore mutation des forums et des marchés noirs.
Le document de 76 pages aborde aussi l’évolution constante du cadre juridique, la coopération internationale, les priorités européennes (EMPACT 2026-2029) et les actions de lutte, en revenant notamment sur plusieurs enquêtes majeures.
En matière de prospective, il identifie plusieurs points d’attention : les enjeux liés à l’ère post-quantique, le développement de l’intelligence artificielle agentique, l’émergence des menaces hybrides reposant sur une articulation étroite entre actions numériques et actions physiques, ainsi que les cyberviolences et les technologies intrusives, notamment à travers l’usage des stalkerwares, une catégorie spécifique de logiciels espions grand public principalement utilisés dans le cadre de Violences sexistes et sexuelles (VSS).
Enfin, au-delà de cet état des lieux de la cybercriminalité, ce document contient également des informations pratiques et des contacts utiles pour signaler une cyberattaque, se protéger et déposer plainte.
Source: gendinfo.fr







