À la suite de l’attaque à caractère terroriste qui s’est produite à Moscou le 22 mars 2024, le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé que le niveau « Urgence attentat » était déclaré sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit du niveau d’alerte le plus élevé du plan Vigipirate. Service-Public.fr vous rappelle la nature de chacun des trois niveaux d’alerte : « Vigilance », « Sécurité renforcée – Risque attentat », « Urgence attentat ».

Le niveau Urgence attentat du plan Vigipirate a été déclaré le 22 mars 2024, à la suite de la revendication de l’attentat de Moscou par l’organisation terroriste État islamique et pour faire face aux menaces qui pèsent sur la France. Cet état de vigilance et de protection maximal est instauré pour une durée limitée : le temps de la gestion de crise. Il peut être déclaré sur l’ensemble du territoire national ou sur une zone géographique délimitée.

Ce niveau d’alerte permet notamment d’assurer une mobilisation exceptionnelle de moyens (soldats de la force Sentinelle…), mais aussi de diffuser des informations susceptibles de protéger les citoyens dans une situation de crise.

Parmi les mesures pouvant s’appliquer avec le niveau Urgence attentat :

  • les contrôles d’accès des personnes et des véhicules peuvent être renforcés dans les bâtiments publics ;
  • un contrôle visuel des sacs peut être effectué à l’entrée des établissements scolaires, et en cas de refus le directeur d’école ou le chef d’établissement peut refuser à la personne en question l’accès au bâtiment ;
  • des lieux de culte peuvent faire l’objet d’une surveillance renforcée.

Quels sont les deux autres niveaux d’alerte ?

Vigilance

Ce niveau correspond à la posture permanente de sécurité valable en tout lieu et en tout temps et à une série de 100 mesures permanentes de sécurité comme la surveillance des transports et des lieux publics ou le contrôle des accès aux sites publics.

Sécurité renforcée – Risque attentat

Ce niveau est déclenché en cas de niveau élevé de la menace terroriste. Il touche l’ensemble du territoire ou cible une zone géographique ou un secteur d’activité particulier et n’a pas une limite de temps définie. Il prévoit le renforcement des mesures permanentes de sécurité et l’activation de mesures additionnelles selon les domaines concernés par la menace (aéroports, gares, lieux de cultes…).

Se préparer, prévenir, réagir, gérer

La mise en œuvre du plan Vigipirate repose sur 3 principes majeurs :

  • évaluer la menace terroriste en France et à l’encontre des ressortissants et intérêts français à l’étranger ;
  • connaître les vulnérabilités des principales cibles potentielles d’attaque terroriste afin de les réduire ;
  • déterminer un dispositif de sécurité qui répond au niveau de risque.

Les services de renseignement évaluent la menace terroriste, et leurs analyses permettent au Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) d’établir notamment les mesures générales de sécurité devant être mises en œuvre.

L’ensemble du dispositif Vigipirate présenté par le SGDSN comprend entre autres des informations pour :

  • se préparer (connaître la configuration des lieux de vie et des sites fréquentés habituellement, identifier les sorties de secours, observer son environnement notamment dans les lieux de forte affluence, connaître les numéros d’urgence, se former aux gestes de premiers secours…) ;
  • prévenir (signalement des cas de radicalisation, prévention de passage à l’acte violent et signalement de situations suspectes) ;
  • réagir (que faire en cas d’attaque armée, de cyberattaque ou encore d’attaque avec un produit toxique) ;
  • gérer l’après attentat (témoin ou victime d’une attaque terroriste).

À savoir

Le plan Vigipirate contient 300 mesures concernant 13 domaines d’action :

  • alerte et mobilisation ;
  • rassemblements ;
  • installations et bâtiments ;
  • installations et matières dangereuses ;
  • cybersécurité ;
  • secteur aérien ;
  • secteur maritime et fluvial ;
  • transports terrestres ;
  • santé ;
  • chaîne alimentaire ;
  • réseaux (communications, eau, électricité, hydrocarbures, gaz) ;
  • contrôles aux frontières ;
  • protection des ressortissants et des intérêts français à l’étranger.